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mars 2022

Depuis plusieurs semaines, les chiffres de l’épidémie de coronavirus baissent de façon significative. Suffisamment pour espérer un véritablement allègement des contraintes sanitaires dans le pays. C’est en tous cas, ce qu’a annoncé Jean Castex, le 3 mars dernier. Celui-ci prévoit, en effet, la fin du pass vaccinal et du masque en intérieur dès le 14 mars prochain.

La levée des restrictions sanitaires

Fin janvier, le gouvernement avait présenté aux français le calendrier de la levée des restrictions sanitaires. Ainsi, depuis le 2 février dernier, le port du masque n’est plus obligatoire en extérieur et les concerts debout, tout comme les consommations prises dans un bar debout ont été à nouveau autorisés.

Aucune date n’avait été fixée pour la levée du pass vaccinal même si l’échéance de la mi-mars avait été évoquée en catimini. Passer en dessous du seuil des 1 500 malades du Covid en soins critiques semblait être également une étape primordiale, comme l’avait annoncé Olivier Véran.

C’est finalement début mars que Jean Castex a fixé une date précise pour la levée des restrictions. 

“Les conditions sont réunies pour une nouvelle phase d’allègement des mesures”, a indiqué le Premier Ministre.

Quelles sont les mesures attendues ?

À partir du 14 mars, le pass vaccinal ne sera plus obligatoire.

Attention toutefois, le pass sanitaire restera en vigueur dans les hôpitaux, les Ehpad ou encore les établissements accueillant des personnes en situation de handicap qui sont particulièrement fragiles. 

A noter également que l’obligation vaccinale pour les soignants continuera elle aussi de s’appliquer.

Autre changement fixé le même jour : la levée de l’obligation du port du masque en intérieur. Là encore des limites sont apportées à ce souffle de liberté.

Ainsi, dans les transports en commun et les établissements médicaux, le port du masque en intérieur restera obligatoire.

Rappelons que depuis le 28 février dernier, il est possible de retirer son masque dans les lieux clos soumis au passe vaccinal (musées, restaurants, cinémas, salles de sport).

Ainsi, les lieux de travail, les salles de classe ou les commerces seront démasqués.

Quelle est la différence entre le pass vaccinal et le pass sanitaire ?

Le pass sanitaire est entré en vigueur en France le 9 août 2021. Il apporte la preuve :

  • soit de l’attestation de vaccination, à condition de disposer d’un schéma vaccinal complet
  • soit d’un test négatif RT-PCR, antigénique ou un autotest réalisé sous la supervision d’un professionnel de santé de moins de 24h maximum. 
  • soit d’un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement du Covid, datant d’au moins 11 jours et de moins de 4 mois pour les plus de 18 ans (dès le 15 février) et de 6 mois pour les moins de 18 ans. 

Le pass vaccinal lui, a été mis en place le 24 janvier 2022 en France pour les personnes de plus de 16 ans (publication par décret au Journal Officiel le 22 janvier 2022). Celui-ci exclut  la possibilité supplémentaire de présenter la preuve d’un test négatif de moins de 24h. Il ne prend pas en compte le résultat d’un test négatif pour accéder à certains lieux. 

Qu’en pensent les professionnels de la santé ?

Les épidémiologistes sont plus circonspects que les citoyens dans cette annonce et reprochent au gouvernement un calendrier davantage tourné vers les élections prochaines que vers la prise en compte sérieuse de l’évolution du virus.

Le temps sera certainement l’arbitre entre politiques et scientifiques. En attendant, réjouissons nous de pouvoir nous démasquer sans contrainte !

Le 18 février dernier, la Cour d’Assises de l’Isère a condamné Nordahl Lelandais à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Il a été reconnu notamment coupable de l’enlèvement, de la séquestration et du meurtre de Maëlys en 2017.

Affaire Nordahl Lelandais : les faits

Dans la nuit du 26 au 27 août 2017, Maëlys De Araujo disparaît vers 3h du matin d’une soirée de mariage dans la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin (Isère). Sa famille la recherche durant une heure et alerte les gendarmes. Rapidement, les enquêteurs pensent qu’elle a pu monter dans une voiture. 

Le 31 août suivant, Nordahl Lelandais, 34 ans, ancien militaire, ami du marié venu en voisin, est placé en garde à vue. Invité au mariage, il s’est absenté durant la fête et reconnaît avoir eu des contacts avec l’enfant: Quelques jours plus tard, les gendarmes notent que sa voiture a été nettoyée en profondeur le lendemain du mariage. Il affirme qu’il souhaitait la vendre.

Le 3 septembre, Lelandais est à nouveau arrêté : une trace d’ADN de Maëlys a été trouvée dans sa voiture. Il est mis en examen pour enlèvement et incarcéré. 

En novembre 2017, le Procureur fait état d’images de videosurveillance détectant sa voiture au moment de la disparition de la petite fille : à l’aller il y a une petite silhouette vêtue de blanc à ses côtés, il est seul au retour. Il est mis en examen pour meurtre précédé d’enlèvement et séquestration. 

L’affaire Maëlys conduit les enquêteurs à interroger Nordahl Lelandais sur la disparition à Chambéry d’Arthur Noyer, un chasseur alpin de 23 ans. Des expertises téléphoniques montrent que les deux hommes ont voyagé ensemble, au moment de la disparition du militaire. Nordahl Lelandais est mis en examen pour meurtre le 20 décembre 2017.

Le 14 février 2018, Nordhal Lelandais avoue. Il dit avoir frappé la fillette et l’avoir tuée « involontairement ». Il conduit les enquêteurs dans le massif de la Chartreuse auprès des restes de la petite fille.

Le 29 mars, il reconnaît son implication dans la mort du militaire, évoque une bagarre qui a mal tourné.

En décembre 2018, mis en examen pour des agressions sexuelles sur deux petites-cousines de cinq et six ans pendant l’été 2017, il reconnaît les faits.

Le 27 février 2020, Nordhal Lelandais est mis en examen pour une agression sexuelle sur une troisième cousine. Il conteste les faits.

Le 11 mai 2021, Nordahl Lelandais est condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du caporal Noyer. Il ne fait pas appel.

Le 1er juin 2021, il est renvoyé devant la Cour d’Assises de l’Isère pour le meurtre de Maëlys, pour deux agressions sexuelles sur mineures et pour « détention d’images pédopornographiques ».

Le 31 janvier 2022, le procès s’ouvre devant la Cour d’Assises de l’Isère. Après trois semaines d’audience, Nordahl Lelandais est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une peine de 22 ans de sûreté.

La réclusion criminelle à perpétuité : la plus lourde peine

La réclusion criminelle à perpétuité est une peine qui consiste dans le fait d’incarcérer un  individu sans limitation de durée. Cette peine fait partie de l’éventail des peines prévues à l’article 131-1 du Code Pénal qui peuvent être prononcée à l’encontre des auteurs d’infractions criminelles les plus graves.

On distingue également les peines de réclusion criminelle à temps qui selon les crimes, sont de 10, 15, 20 ou 30 ans.

En l’espèce, une peine de sûreté de 22 ans accompagne la réclusion à perpétuité.

La période de sûreté est une période durant laquelle la personne condamnée ne peut pas bénéficier d’aménagements de peine comme une semi-liberté ou une libération conditionnelle. La période de sûreté revient à fixer une durée d’incarcération incompressible.

Dans cette affaire, la période de sûreté est de 22 ans. Elle aurait pu être portée à 30 ans (qui est le maximum), ce qui est le cas pour les meurtres avec viol de mineurs de moins de 15 ans, de policier ou de magistrat, ou encore pour les crimes terroristes. En l’espèce Nordahl Lelandais était poursuivi pour meurtre et non pour meurtre avec viol.

Bon à savoir : la justice peut s’opposer à une libération, même au terme de la période de sûreté, dans le cas où le condamné est toujours considéré comme dangereux.