Toute la communication de Free qui reposait sur l’idée selon laquelle les clients des opérateurs téléphoniques, notamment, Bouygues Télécom, auraient été pendant des années bernés s’acquittant de forfaits bien trop onéreux, a été jugée dénigrante.

Malgré que les termes utilisés aient pu être considérés comme étant violents voire injurieux, le juge ne les a pas analysés sous l’angle de la diffamation considérant, en effet, qu’ils renvoyaient à une critique des services et des offres de Bouygues Télécom dans le but de promouvoir ses propres services et de détourner ainsi la clientèle.

C’est donc bien sur le terrain du dénigrement que le juge s’est placé et sur lequel a été sanctionné Free.

Tribunal de Commerce de Paris, 22 février 2013, n° RG : 2012076280